Vos clients ont pris une nouvelle habitude. Ils posent à ChatGPT ou à Gemini les questions qu'ils tapaient hier dans Google : « quelle marque choisir pour... », « est-ce que cette boutique est fiable ? ». L'assistant cite deux ou trois noms, et si le vôtre n'y figure pas, vous ne saurez jamais que la question a été posée. Pas d'impression, pas de clic, aucune trace dans la Search Console. C'est l'angle mort du SEO moderne : on ne corrige pas ce qu'on ne mesure pas.
Ce guide montre comment l'écran Visibilité dans les IA de Sedestral referme cet angle mort : quels prompts sont suivis, comment Marc interroge ChatGPT et Gemini chaque semaine, comment lire les mentions, le sentiment et les concurrents cités à votre place, et surtout ce que les autres agents font concrètement pour que votre site apparaisse plus souvent dans ces réponses.
Pourquoi être cité par ChatGPT et Gemini compte
Soyons honnêtes sur ce qui change. Une part croissante de la recherche de produits se fait désormais dans un assistant, et ce qu'il rend, ce n'est pas dix liens bleus, c'est une liste courte. Il n'y a pas de page 2. Soit le modèle vous nomme, soit il recommande quelqu'un d'autre, avec un lien vers une page source qui n'est pas la vôtre.
La bonne nouvelle, c'est que ces assistants n'inventent pas leurs réponses. ChatGPT avec la recherche web et Gemini lancent des requêtes en coulisses, lisent une poignée de pages, puis rédigent à partir de ce qu'ils ont trouvé. Le jeu a donc des règles, même si personne ne les publie : se positionner sur les requêtes que les modèles lancent, être présent sur les pages qu'ils citent, répondre aux questions que vos clients posent vraiment. C'est l'objet de la generative engine optimization (GEO), détaillée aussi dans nos guides sur le référencement dans les LLM et sur les aperçus IA de Google. Sedestral la traite comme un prolongement de votre SEO, pas comme une discipline à part.
Reste la mesure. Interroger ChatGPT vous-même de temps en temps ne vaut rien : votre historique et la mémoire de votre compte colorent les réponses, et rien n'est comparable d'une fois sur l'autre. Le suivi transforme cette impression en mesure hebdomadaire, neutre et répétable.
Comment fonctionne le suivi
L'écran « Visibilité dans les IA » se trouve dans le menu de gauche, à côté de la Visibilité SEO. Il est piloté par Marc, l'agent d'analyse qui suit déjà vos concurrents. Le principe tient en trois temps :
- Vous choisissez une liste de prompts, les questions qu'un client peut poser à une IA et sur lesquelles votre marque devrait sortir.
- Chaque semaine, Marc pose chaque prompt à ChatGPT (avec la recherche web activée) et à Gemini, dans la langue et depuis le pays configurés pour votre site, sans historique de conversation. C'est ce que verrait un nouveau client.
- Chaque réponse est analysée : votre marque est-elle mentionnée, avec quel sentiment, à quelle position dans la réponse, quelles sources ont été citées, quels mots-clés l'IA a cherchés. Les concurrents nommés dans les réponses sont détectés au passage.
Deux onglets organisent tout cela : « Vue d'ensemble » pour la photo agrégée, « Mes prompts » pour les questions et les réponses brutes des IA.
Étape 1 : le contexte de marque
À la première visite, Marc ne vous laisse pas devant une page vide : il vous guide en deux étapes. Sur cet écran, vous voyez la première, « Contexte de marque », avec deux champs déjà remplis : le « Nom de la marque », le nom exact à chercher dans les réponses, et la « Description de l'activité », qui dit ce que vous vendez, à qui et sur quel marché. Les deux sont repris du contexte de marque de votre site, comme l'annonce le message en haut du formulaire ; il ne reste qu'à les ajuster avant de cliquer sur « Continuer ».
Prenez trente secondes sur ce champ de description : c'est à partir de lui que Marc devine les questions de vos clients, et une description vague donne des prompts vagues. Si le texte pré-rempli est daté, corrigez-le plutôt dans l'onglet Général du contexte de marque, la correction servira aussi aux autres agents.
Étape 2 : les prompts proposés
Vient l'étape « Proposition des prompts ». Sur cette capture, l'agent est au travail : « Analyse de votre marque », sous-titrée « Identification des questions que vos clients posent aux IA », avec une liste d'étapes qui se coche au fur et à mesure. L'attente se compte en secondes.
À la fin de l'analyse, Marc propose des questions regroupées par catégories : Marque (« que vaut telle marque ? »), Produit (« quel est le meilleur outil pour... »), Intention (« comment choisir un... ») et Guide (« comment faire... »). Vous cochez ou décochez chaque prompt, vous double-cliquez dessus pour réécrire son texte, et rien ne vous oblige à garder les suggestions : vos propres questions sont les bienvenues. Puis « Lancer le suivi ». Les prompts partent immédiatement vers ChatGPT et Gemini, et le rythme devient hebdomadaire sans rien à relancer.
Formulez vos prompts comme parle un client, pas comme écrit un référenceur : « quel logiciel pour gérer le SEO d'une petite boutique en ligne ? » vaut mieux que « meilleur outil SEO e-commerce ». Et évitez dix variantes de la même question, elles consomment votre quota sans rien vous apprendre.
Ce que vous lisez chaque semaine
Une fois le suivi lancé, la « Vue d'ensemble » devient l'écran du lundi matin. Un sélecteur de période en haut à droite, calé sur les 28 derniers jours. Une carte par assistant, ChatGPT et Gemini, avec le nombre de mentions, la fréquence d'apparition et une courbe hebdomadaire : être repris par l'un et ignoré par l'autre est courant, et cet écart vaut déjà une décision. Une carte Sentiment résume la tonalité, bonne, moyenne ou mauvaise, avec une analyse écrite par Marc.
Quatre indicateurs complètent la page : la fréquence d'apparition tous prompts confondus, les mentions totales, les concurrents identifiés (les marques détectées dans les réponses, y compris celles qui sortent à votre place) et les sources uniques. Deux sections plus bas font le travail le plus utile : les mots-clés, les requêtes que les modèles lancent en coulisses avant de répondre, et les sources, les pages qu'ils citent le plus. Les premiers disent sur quoi vous positionner, les secondes où il faut être mentionné.
L'onglet « Mes prompts » garde le détail. Chaque catégorie affiche son sentiment moyen et son total de mentions, chaque prompt son compteur, son sentiment et un lien « Voir les réponses ». C'est là que ça devient concret : vous lisez la réponse complète de chaque IA, marquée « Mentionné » ou « Non mentionné », avec les sources sur lesquelles elle s'est appuyée. Un prompt sans mention n'est pas un échec, c'est une tâche : une question de votre marché à laquelle votre site répond mal. Le bouton « Gérer mes prompts » ouvre le mode édition pour ajouter, renommer ou supprimer ; « Terminer » enregistre, et les nouveaux prompts entrent dans l'interrogation suivante.
Ne tirez aucune conclusion d'une seule semaine. Les réponses des IA ne sont pas déterministes et varient d'une interrogation à l'autre. C'est la tendance sur quatre à huit semaines qui se pilote.
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Comment Sedestral améliore cette visibilité
Mesurer, c'est la moitié du travail. L'autre moitié est déjà intégrée aux agents qui rédigent et optimisent votre contenu. Trois leviers, plus un rappel.
Les optimisations GEO dans chaque article
Chaque article rédigé par Alya est analysé et optimisé pour la recherche IA en plus du SEO classique. Personne ne connaît les critères exacts qui poussent un assistant à retenir le dixième résultat plutôt que le premier, alors Sedestral prend le problème à l'envers : à partir du mot-clé principal de l'article, on génère des dizaines de questions, on les pose à plusieurs modèles d'IA, on identifie les sites et les informations qui reviennent le plus souvent, et on les intègre à l'article.
Le résultat se lit dans l'éditeur, à droite du texte. Sur ce panneau, le bloc « Recherche IA » affiche son compteur de faits couverts, ici 18 sur 18, suivi du maillage interne et de ses liens vers vos autres articles, de la lisibilité du contenu, des mots indésirables et des « Sources utilisées », dont l'une porte l'étiquette « VOTRE PAGE ». Vous savez donc avant publication si l'article couvre ce que les IA attendent sur le sujet.
Il vit à côté du score de contenu et des optimisations SEO classiques : même écran, rien de plus à apprendre. Le déroulé complet est dans le guide rédaction d'un article avec l'IA.
Les mots-clés de la recherche IA dans vos thématiques
Votre stratégie de contenu se construit par thématiques, et Alya ne se limite plus aux mots-clés de Google. Elle génère des questions naturelles, les soumet à plusieurs modèles d'IA, récupère les mots-clés que ces modèles recherchent et les fusionne dans vos clusters. Votre couverture s'élargit vers des formulations que les outils de volume ne voient pas.
Sur cet écran, la colonne de gauche liste les thématiques avec leur nombre de mots-clés, leur audience cible et leur barre de couverture thématique, chacune avec un bouton « Détails » et un bouton pour l'ajouter au pilotage automatique ou l'en retirer. À droite, le calendrier éditorial montre les articles publiés et ceux à venir. Le lien avec le suivi de visibilité est direct : quand la section « Mots-clés » montre une requête que les IA lancent en boucle et sur laquelle vous n'avez aucune page, vous créez la thématique et le calendrier fait le reste.
Les sources que les IA citent
Les assistants font confiance aux pages qui citent elles-mêmes des références crédibles, et ils reviennent toujours sur les mêmes sites. L'onglet Sources du contexte de marque vous laisse donc lister les domaines que vos agents peuvent citer : sites institutionnels, publications scientifiques, portails de statistiques. Et la section Sources de la vue d'ensemble se lit dans l'autre sens : les sites que les IA citent le plus sur votre marché sont ceux sur lesquels il faut être mentionné. Un comparatif, un annuaire spécialisé, un article invité, c'est le métier des campagnes de backlinks de Maya.
Google reste la porte d'entrée
Un dernier rappel, parce qu'il évite du temps perdu : pour être visible dans les IA, il faut d'abord être visible sur Google, puisque c'est là que les assistants vont chercher. Croisez les deux écrans. Un mot-clé que les IA recherchent et sur lequel vous êtes en première page, c'est une mention qui n'attend qu'à arriver ; le même mot-clé en page trois explique le silence. L'optimisation de page par Rémi est le chemin le plus court entre les deux, et l'audit de contenu dit par quelle page commencer.
Et si la question « un contenu écrit par une IA peut-il se positionner ? » vous retient encore : oui. Google juge l'utilité, pas l'outil. Ce qui est sanctionné, c'est le contenu creux produit en masse, qu'il vienne d'un humain ou d'une machine.
En résumé
- La Visibilité dans les IA mesure chaque semaine si ChatGPT et Gemini citent votre marque, sur des prompts que Marc vous propose ou que vous écrivez vous-même.
- La mise en route tient en deux étapes : vérifier le contexte de marque pré-rempli, puis valider les prompts proposés et cliquer sur « Lancer le suivi ».
- Chaque réponse est notée : mention ou non, sentiment, position, sources citées, mots-clés recherchés, concurrents nommés à votre place.
- La « Vue d'ensemble » donne la fréquence d'apparition, les mentions, les concurrents et les sources ; « Mes prompts » donne les réponses brutes, prompt par prompt.
- Pour progresser : les optimisations GEO dans chaque article, les mots-clés de la recherche IA dans vos thématiques, une présence sur les sources citées, et un bon positionnement Google, puisque les assistants cherchent avant de répondre.
- Les prompts, la validation et la publication restent entre vos mains. Les agents interrogent, analysent et rédigent ; vous décidez.